Aulas réagit à la sanction de l'UEFA qui vient de frapper Lyon et Besiktas

Posté le 19-04-2017, Source : rmcsport.bfmtv.com

Aulas: "On respecte complètement les décisions de l’UEFA"

L'UEFA a décidé d'infliger une exclusion avec deux ans de sursis à l'OL et Besiktas après les incidents de jeudi dernier en Ligue Europa. Jean-Michel Aulas, le président lyonnais, respecte cette décision.

L'OL et Besiktas sont fixés. Après les incidents de jeudi dernier à Lyon, les deux clubs ont été sanctionnés ce mercredi par l'UEFA avec une exclusion de toute compétition européenne avec deux ans de sursis et 100.000 euros d'amende chacun. Une décision que Jean-Michel Aulas accepte. 

"Je pense que c’est une décision équitable, explique le président lyonnais. Sur le plan de la billetterie, on sera obligé la prochaine fois de ne pas respecter le droit de vendre à tous ceux qui en font la demande. On fera aussi un certain nombre de fouilles plus systématiques. Je pense que les pouvoirs publics nous accompagneront plus. C’est vrai que six compagnies de CRS face à 20.000 supporters, dont plus de 200 venaient d’Allemagne et étaient particulièrement déchainés… On apprend tous les jours. On respecte complètement les décisions de l’UEFA."

Aulas : "On assumera"

"On a surement une part de responsabilité, reconnaît Jean-Michel Aulas. Je ne l’avais pas vue au départ. Ceci étant, je pense que j’ai eu la bonne idée, en tant que responsable de l’ordre, de faire rejoindre la tribune aux spectateurs qui étaient pourchassés. Je pense qu’on a eu la bonne intuition parce qu’on imagine, rétrospectivement, que ce sursis n’aurait pas eu lieu parce que le match n’aurait pas eu lieu. On assumera. On va étudier, on a la possibilité de faire appel. Mais après la première analyse, je trouve que c’est une sanction qu’on a devra assumer, qui nous impose d’être irréprochable."

Aulas : "On a été trop respectueux des règles françaises"

"Il y a un certain nombre d’éléments qui sont de notre responsabilité, poursuit le président de l’OL. On a fait du mieux possible, mais probablement pas suffisamment. Surtout, je pense qu’on a été trop respectueux des règles françaises, qui ne nous ont pas permis d’organiser le match dans les meilleures conditions possibles. Il n’aurait pas fallu que ces 20.000 places pour les supporters adverses puissent être données. On a donc appliqué bêtement. Il n’y a pas de tracking précis pour les places en France. Pour des matchs à hauts risques, en particulier contre des pays passionnés comme la Turquie, il faut qu’on ait une traçabilité de ceux qui achètent des billets. Ça aurait évité ce qu’il s’est passé. C’est à nous de regarder ce qu’il s’est passé dans le détail, de voir qui il y avait sous les cagoules. Et s’il y a du ménage à faire, faire le ménage aussi."

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