OL-Besiktas : comment les Lyonnais ont vécu les incidents dans le vestiaire

Posté le 14-04-2017, Source : rmcsport.bfmtv.com

Après leur victoire contre Besiktas (2-1) jeudi en quart de finale aller de Ligue Europa, Bruno Genesio et les joueurs de l’Olympique Lyonnais sont revenus sur leur longue attente dans le vestiaire durant les incidents qui ont éclaté au Parc OL, retardant le coup d'envoi de 45 minutes.

« On ne joue pas au foot pour vivre ce genre de moment. » Malgré la victoire de l’OL, Bruno Genesio a le ton grave. Les violents incidents et notamment l’envahissement de la pelouse du Parc OL qui ont retardé de 45 minutes le coup d’envoi du quart de finale aller de Ligue Europa face à Besiktas (2-1) ont profondément marqué l’entraîneur lyonnais et ses joueurs.

Lopes a pensé à Dortmund

« Ça a été très compliqué car on a nos familles étaient au stade et pour certains, nos enfants, raconte le gardien lyonnais Anthony Lopes. Ce sont des choses qu’on ne veut pas voir, surtout compte tenu de ce qui s’est passé il y a deux jours à Dortmund. Avoir 20000 spectateurs de l’équipe adversaire dans notre stade est quelque chose d’incompréhensible. »

Des appels aux familles aux familles 

Choqué, Corentin Tolisso l’est aussi.  « La plupart d’entre nous avons prit des nouvelles de nos proches pour voir s’ils allaient bien. On a essayé de rester concentré. Le coach nous a parlé. » Et pas qu'un peu. Pendant que Jean-Michel Aulas tentait d’apaiser les esprits dans la tribune sud, Bruno Genesio essayait de maintenir ses joueurs sous pression. « Quand on est prêt juste après l’échauffement, que la motivation est au summum, que les joueurs ont envie de débuter le match, l’énergie retombe, témoigne Genesio. Il faut rester concentré, faire abstraction du contexte familiale. Ce n’est pas facile. »

Genesio : "Discuter pour garder les joueurs en éveil" 

Alors comment s’y prendre ? « On a beaucoup discuté avec eux afin qu’ils restent concernés et de les garder en éveil, poursuit le coach rhodanien. On a insisté sur le fait de rester concentré individuellement et collectivement. Il y avait de la crainte car il y avait leurs familles, leurs amis. On ne savait pas trop ce qui se passait dehors et dedans. Mais on a vite été rassuré par les gens du club. » Et le football a pu reprendre ses droits. Tant bien que mal.

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